Discours sur la Bonté

26122008

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Mettâ sutta

Voici ce que doit faire l'homme habile dans la recherche du bonheur,
Et qui veut vivre en paix:
Être capable, droit, parfaitement droit
Conciliant, doux, et humble.

Satisfait de tout et supportant aisément son sort
Qu'il ne se laisse pas submergé par les affaires du monde, et vivre dans la simplicité,
Que ses sens soient maitrisés et qu'il demeure prudent
Ni arogant, ni avide des plaisirs de ce monde.

Qu'il ne fasse rien qui soit mesquin
et qui pourrait être désapprouvée par les sages
Que tous les êtres vivent dans la joie et la sécurité
Que tous soient heureux

Que tous les êtres, sans exception,
Les faibles comme les forts,
Les gros comme les grands,
Les moyens, les petits, les grossiers

Qu'ils soient visibles ou invisibles,
Qu'ils soient proches ou lointains,
Qu'ils soient déjà nés ou encore à naître.
Que tous soient heureux.

Envers n'importe qui et dans n'importe circonstance
Ne jamais tromper ni mépriser
Dans la haine ou la colère
Ne jamais souhaiter de mal à autrui

Ainsi qu'une mère aime son enfant unique
Prête à tous les sacrifices pour le protéger
Ainsi avec un amour sans limite
doit on chérir tous les êtres

Il faut cultiver la bonté sans limite à l'égard du monde entier
Vers le haut et vers le bas comme horizonralement,
Sans obstacle sans haine et sans inimité

Debout ou marchant, assis ou couché
Et tant que l'esprit reste lucide et éveillé,
Il faut développer cette attention juste
Car c'est la Suprême façon de vivre.

Ne pas s'égarer dans les vues fausses
Cultiver une vie vertueuse,  avoir une vision intérieure profonde
S'arracher des appétits des sens
Alors, on ne renaîtra plus dans ce monde.

                                                                                        (Mettâ sutta, Suttanipâta 1)




Verset 173

9122008

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Yassa papan katam kusalena pithiyati,

So imam lokam pabhaseti,

abbha mutto' va

candima.

Quiconque par de bonnes actions couvre le mal fait,

celui-la illumine le monde comme la lune hors des

nuages.

Dhammapada, verset sur le Monde.




Ce n’est pas mon cas…

4052009

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Verset 158.

Attam eva pathamam patirupe nivesaye,

ath' annam anusaseyya, na kilisseyya pandito.

 

 

On doit en premier s'établir soi-meme dans ce qui

convient.Seulement alors on peut instruire un autre.

Un tel sage ne peut être blâmé.

 

Verset sur le Moi.

 

 

 




LES SIGNIFICATIONS DU DRAPEAU BOUDDHIQUE

27122008

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De son vivant, à chaque séance d'enseignement du Dharma, le Bouddha envoya souvent un faisceau de lumière au six couleurs éclairant les six espèces de créatures vivantes. Ces couleurs symbolisent ses six pouvoirs surnaturels, son intelligence et sa science qui sont à l'origine de son aura.Le drapeau Bouddhique existe depuis 1885 à Ceylan. C'est le fruit de l'imagination du colonel américain OLCOTT, un fervent bouddhiste qui s'est servi des 6 couleurs composantes l'aura du bouddha. Ce pavillon a été adopté part l'association bouddhique cinghalaise pour la cérémonie aux couleurs.

Pourquoi le drapeau bouddhique flotte t-il partout dans le monde?

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VELUDVAREYYA-SUTTA

26122008

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Conseils aux laïcs

VELUDVAREYYA-SUTTA

Verset 5.1

Ainsi ai-je entendu: Une fois, le Bienheureux voyageant dans les provinces du pays Kosala, avec une grande troupe de disciples, arriva à Veludvara, un village de brahmanes. Les habitants de Veludvara, brahmanes chefs de famille, apprirent que le religieux Gotama, fils des Sakyas, qui avait abandonné sa famille sakyas, et quitté son foyer pour entrer dans la vie religieuse, en voyageant dans les provinces du pays Kosala, était parvenu à Veludvara.


Verset 5.2

En effet, une bonne réputation s'était propagée à propos du Bienheureux Gotama: Il est le Bienheureux, l'Arahant, parfaitement et pleinement éveillé, parfait en sagesse et en conduite, bien arrivé (à son but), le Connaisseur des mondes, l'incomparable Guide des êtres qui doivent être guidés, l'Instructeur des dieux et des humains, le Bouddha, le Bienheureux.


Verset 5.3

Ayant connu lui-même ce monde-ci avec ses dieux, avec ses Mara(s) et ses Brahma(s), avec ses troupes de religieux et de brahmanes, ses êtres célestes et humains, il le fait connaître.


Verset 5.4

Il enseigne la doctrine, bonne en son début, bonne en son milieu, bonne en sa fin, bonne dans sa lettre et dans son esprit, et il exalte la Conduite pure parfaitement pleine, parfaitement pure. Rencontrer un tel Arahant est vraiment une chance.”


Verset 5.5

Les brahmanes chefs de famille, habitants de Veludvara, rendirent visite au Bienheureux. En arrivant, certains parmi eux rendirent hommage au Bienheureux, puis s'assirent à l'écart sur un côté. D'autres échangèrent avec lui des politesses et des paroles de courtoisie, puis s'assirent à l'écart sur un côté. Certains, les mains jointes, se tournèrent vers le Bienheureux puis s'assirent à l'écart sur un côté. D'autres encore, ayant énoncé leurs noms et leurs noms de famille, s'assirent à l'écart sur un côté. D'autres s'assirent à l'écart sur un côté sans rien dire.



Verset 5.6

S'étant assis à l'écart sur un côté, les brahmanes chefs de famille, habitants de Veludvara, s'adressèrent au Bienheureux et dirent: O vénérable Gotama, nous sommes des gens qui ont telles passions, tels espoirs, telles intentions comme: “de vivre au milieu de beaucoup d'enfants”, “d'utiliser le santal de Bénarès”, “de porter des guirlandes et d'utiliser des parfums et des onguents”, “d'accepter l'or et l'argent”, “de renaître dans les destinations heureuses, dans les états célestes, après la dissolution du corps, après la mort”.


Verset 5.7

Nous vous demandons, ô vénérable Gotama, enseignez-nous une doctrine selon laquelle nous pourrions vivre avec telles passions, tels espoirs, telles intentions comme: “De vivre au milieu de beaucoup d'enfants, d'utiliser le santal de Bénarès, de porter des guirlandes et d'utiliser des parfums et des onguents, d'accepter l'or et l'argent, de renaître dans les destinations heureuses, dans les états célestes, après la dissolution du corps, après la mort.”


Verset 5.8

Le Bienheureux dit: O chefs de famille, je vous enseignerai donc un mode de vie qui procure un profit à chacun. Ecoutez-le. Rendez vos oreilles attentives”. Entendu, ô vénérable Gotama”, répondirent les brahmanes chefs de famille, habitants de Veludvara.


Verset 5.9

Le Bienheureux dit: Quel est, ô chefs de famille, le mode de vie qui procure un profit à chacun? Imaginons, ô chefs de famille, que le disciple noble réfléchisse ainsi: “J'aime la vie et je ne veux pas mourir. J'aime la joie et je répugne aux douleurs. Si je suis privé de la vie par quelqu'un, c'est un fait qui n'est ni agréable ni plaisant pour moi. Si, moi, je prive quelqu'un d'autre de sa vie, ce ne sera un fait ni agréable ni plaisant pour lui, car il ne veut pas qu'on le tue, et il aime la joie, et il répugne aux douleurs.


Verset 5.10

Ainsi, un fait qui n'est ni agréable ni plaisant pour moi doit être un fait qui n'est ni agréable ni plaisant pour quelqu'un d'autre. Donc, un fait qui n'est ni agréable ni plaisant pour moi, comment puis-je l'infliger à quelqu'un d'autre?


Verset 5.11

Le résultat d'une telle réflexion est que le disciple noble lui-même s'abstient de tuer les êtres vivants. Il encourage les autres à s'abstenir de tuer les êtres vivants. Il parle et fait l'éloge d'une telle abstinence. Ainsi, en ce qui concerne la conduite de son corps, il est complètement pur.



Verset 5.12

Et encore, ô chefs de famille, imaginons que le disciple noble réfléchisse ainsi: Si quelqu'un prenait avec l'intention de la voler une chose m'appartenant que je ne lui ai pas donnée, ce serait un fait ni agréable ni plaisant pour moi. Si moi, je prenais avec l'intention de la voler une chose appartenant à quelqu'un d'autre qu'il ne m'aurait pas donnée, ce serait un fait ni agréable ni plaisant pour lui.


Verset 5.13

Ainsi, un fait qui n'est ni agréable ni plaisant pour moi doit être un fait qui n'est ni agréable ni plaisant pour quelqu'un d'autre. Donc, un fait qui n'est ni agréable ni plaisant pour moi, comment puis-je l'infliger à quelqu'un d'autre ?


Verset 5.14

Le résultat d'une telle réflexion est que le disciple noble lui-même s'abstient de prendre ce qui ne lui est pas donné. Il encourage les autres à s'abstenir de prendre ce qui ne leur est pas donné. Il parle et fait éloge d'une telle abstinence. Ainsi, en ce qui concerne la conduite de son corps, il est complètement pur.


Verset 5.15

Et encore, ô chefs de famille, imaginons que le disciple noble réfléchisse ainsi: Si quelqu'un avait des relations sexuelles avec mes femmes, ce serait un fait ni agréable ni plaisant pour moi. Si moi, j'avais des relations sexuelles avec les femmes de quelqu'un d'autre, ce serait un fait ni agréable ni plaisant pour lui.


Verset 5.16

Ainsi, un fait qui n'est ni agréable ni plaisant pour moi doit être un fait qui n'est ni agréable ni plaisant pour quelqu'un d'autre. Donc, un fait qui n'est ni agréable ni plaisant pour moi, comment puis-je l'infliger à quelqu'un d'autre?


Verset 5.17

Le résultat d'une telle réflexion est que le disciple noble lui-même s'abstient de s'engager dans les relations sexuelles illicites. Il encourage les autres aussi à s'abstenir de s'engager dans des relations sexuelles illicites. Il parle et fait l'éloge d'une telle abstinence. Ainsi, en ce qui concerne la conduite de son corps, il est complètement pur.


Verset 5.18

Et encore, ô chefs de famille, imaginons que le disciple noble réfléchisse ainsi: Si quelqu'un entamait mon bien-être par des mensonges, ce serait un fait ni agréable ni plaisant pour moi. Si moi, j'entamais le bien-être de quelqu'un d'autre par des mensonges, ce serait un fait ni agréable ni plaisant pour lui.


Verset 5.19

Ainsi, un fait qui n'est ni agréable ni plaisant pour moi doit être un fait qui n'est ni agréable ni plaisant pour quelqu'un d'autre. Donc, un fait qui n'est ni agréable ni plaisant pour moi, comment puis-je l'infliger à quelqu'un d'autre?


Verset 5.20

Le résultat d'une telle réflexion est que le disciple noble lui-même s'abstient de dire des mensonges. Il encourage les autres aussi à s'abstenir de dire des mensonges. Il parle et fait l'éloge d'une telle abstinence. Ainsi, en ce qui concerne la conduite de sa parole, il est complètement pur.


Verset 5.21

Et encore, ô chefs de famille, imaginons que le disciple noble réfléchisse ainsi: Si quelqu'un me séparait de mes amis par la calomnie, ce serait un fait ni agréable ni plaisant pour moi. Si moi, je séparais un autre de ses amis par la calomnie, ce serait un fait ni agréable ni plaisant pour lui.


Verset 5.22

Ainsi, un fait qui n'est ni agréable ni plaisant pour moi doit être un fait qui n'est ni agréable ni plaisant pour quelqu'un d'autre. Donc, un fait qui n'est ni agréable ni plaisant pour moi, comment puis je l'infliger à quelqu'un d'autre?


Verset 5.23

Le résultat d'une telle réflexion est que le disciple noble lui-même s'abstient de dire des paroles calomnieuses. Il encourage les autres aussi à s'abstenir de dire des paroles calomnieuses. Il parle et fait l'éloge d'une telle abstinence. Ainsi, en ce qui concerne la conduite de sa parole, il est complètement pur.


Verset 5.24

Et encore, ô chefs de famille, imaginons que le disciple noble réfléchisse ainsi: Si quelqu'un me traitait avec des paroles insensées, des paroles futiles, ce serait un fait ni agréable ni plaisant pour moi. Si moi, je traitais un autre avec des paroles insensées, des paroles futiles, ce serait un fait ni agréable ni plaisant pour lui.


Verset 5.25

Ainsi, un fait qui n'est ni agréable ni plaisant pour moi doit être un fait qui n'est ni agréable ni plaisant pour quelqu'un d'autre. Donc, un fait qui n'est ni agréable ni plaisant pour moi, comment puis-je l'infliger à quelqu'un d'autre?


Verset 5.26

Le résultat d'une telle réflexion est que le disciple noble lui-même s'abstient de dire des paroles insensées, des paroles futiles. Il encourage les autres aussi à s'abstenir de dire des paroles insensées, des paroles futiles. Il parle et fait l'éloge d'une telle abstinence. Ainsi, en ce qui concerne la conduite de sa parole, il est complètement pur.


Verset 5.27

Puis, le disciple noble possède une confiance sereine à l'égard du Bouddha, en réfléchissant: “Il est le Bienheureux, l'Arahant, parfaitement et pleinement éveillé, parfait en sagesse et en conduite, bienvenu, le Connaisseur des mondes, l'incomparable Guide des êtres qui doivent être guidés, l'Instructeur des dieux et des humains, le Bouddha, le Bienheureux.”


Verset 5.28

Puis, le disciple noble possède une confiance sereine à l'égard de l'Enseignement, en réfléchissant: “Bien exposé par le Bienheureux est l'Enseignement, donnant des résultats ici même, immédiat, invitant à le comprendre, conduisant à la perfection, compréhensible par les sages en eux-mêmes.


Verset 5.29

Puis le disciple noble possède une confiance sereine à l'égard de la Communauté, en réfléchissant: La Communauté des disciples du Bienheureux est de conduite droite, la Communauté des disciples du Bienheureux est de conduite correcte, la Communauté des disciples du Bienheureux est de conduite bienséante; ce sont en fait les quatre paires d'êtres: les huit êtres. Telle est la Communauté des disciples du Bienheureux, digne des offrandes, digne de l'hospitalité, digne de dons, digne de respect; le plus grand champ de mérite pour le monde.



Verset 5.30

Désormais, ô chefs de famille, puisque le disciple noble a rempli ces sept conditions et ces quatre points d'avantage, s'il le veut, il peut déclarer avec certitude: “La voie vers l'enfer a été coupée, la voie vers les naissances animales a été coupée, la voie vers le monde des esprits malheureux a été coupée, la voie vers les mondes de malheurs, vers le malheur, vers les destinations malheureuses, a été coupée. Je suis entré dans le courant. Il est sûr que je ne suis plus destiné à retomber. Je suis destiné à atteindre l'état d'Eveil.”


Verset 5.31

Cela dit, les brahmanes chefs de famille, habitants de Veludvara, dirent au Bienheureux: Merveilleux, ô vénérable Gotama, merveilleux, ô vénérable Gotama. C'est (vraiment), ô vénérable Gotama, comme si l'on redressait ce qui a été renversé, découvrait ce qui a été caché, montrait le chemin à l'égaré, ou apportait une lampe dans l'obscurité en pensant: “Que ceux qui ont des yeux voient les formes”, de même le vénérable Gotama a rendu claire la doctrine de nombreuses façons.


Verset 5.32

Nous prenons refuge dans le vénérable Gotama, dans l'Enseignement et dans la Communauté des disciples. Que le vénérable Gotama veuille bien nous accepter comme disciples laïcs de ce jour jusqu'à la fin de nos vies.




Le Tipitaka

17122008

le Tipitaka (pali), écrits canoniques du bouddhisme faisant autorité en matière religieuse (en sanskrit, « Les Trois Corbeilles », Tripitaka ).

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Cette collection de textes fondamentaux représente pour l’école theravada la collection complète des enseignements du Bouddha. En revanche, les bouddhistes mahayanas, s'ils lui reconnaissent une certaine importance, la tiennent en moindre estime que les sutras propres à leurs écoles.

À l'origine, le contenu des « Trois Corbeilles » était mémorisé et transmis oralement par les disciples du Bouddha. Le Tipitaka, rédigé dans le dialecte pali dans la seconde moitié du Ier siècle av. J.-C, est historiquement la première transcription de ces enseignements. Le Bouddha, selon toute apparence, donnait la préférence aux dialectes locaux, plutôt qu'au sanskrit qu'il considérait comme un langage d'usage restreint, destiné aux cercles religieux et érudits. Cependant, après sa mort, ses disciples ont dû traduire en sanskrit les enseignements du Bouddha pour pouvoir les diffuser. C'est cet ensemble de textes traduits que l'on désigne sous le nom de Tripitaka sanskrit. Certains passages de la version sanskrite n'ont été conservés que dans leur traduction en chinois ou en tibétain ; le texte canonique complet ne subsiste donc qu’en pali.

La compilation du Tripitaka commence, dit-on, avec le premier concile bouddhiste, qui a eu lieu peu de temps après la mort du Bouddha (543 ou 480 av. J.-C.). Le concile s’est rassemblé pour établir la doctrine (en pali Dhamma) véhiculée par les discours du Bouddha (en pali Suttas) et pour fixer la discipline monastique (en pali Vinaya) enseignée par le Bouddha. Les suttas sont divisés en plusieurs séries, que les maîtres apprennent par cœur pour pouvoir les transmettre dans des contrées aussi lointaines que le Sri Lanka. Lors du troisième concile, qui se tient à Pataliputra (aujourd'hui Patna), au IIIe siècle av. J.-C., il est question pour la première fois de la troisième « Corbeille » (en pali Pitaka), traitant de la systématisation philosophique (en pali Abhidhamma) du bouddhisme. Le statut canonique de cette dernière « Corbeille » est le plus controversé : le bouddhisme mahayana lui refuse par exemple ce statut et lui substitue ses propres ouvrages spéculatifs, comme l'Abhidharma du bouddhisme mahayana, écrit en sanskrit et notablement différent de la version en pali.

Sous sa forme actuelle, le Tipitaka pali est composé de trois parties, considérées comme des traditions vivantes remontant directement au Bouddha : le Vinaya Pitaka, le Sutta Pitaka et l’Abhidhamma Pitaka.

Le Vinaya Pitaka, premier Pitaka, expose les règles de vie des moines et des nonnes bouddhistes et consiste en trois groupes de textes, le Sutta-vibhanga, les 22 Khandhakas (sections) et le Parivara (accessoire).

Le Sutta Pitaka, deuxième Pitaka, contient les discours du Bouddha, ainsi que des commentaires, des mythes et des légendes. Il comprend cinq recueils de suttas : le Digha Nikaya (« Recueil des longs discours », 34 suttas), le Majjhima Nikaya (« Recueil des discours de longueur moyenne », 152 suttas), le Samyutta Nikaya (« Recueil des discours groupés », 2 941 suttas), l'Anguttara Nikaya (« Recueil des discours sur les sujets numérotés », 2 308 suttas) et le Khuddaka Nikaya (« Recueil des textes variés », 15 poèmes, hymnes ou déclarations de doctrine populaire, comprenant le célèbre Dhammapada, « Stances religieuses » et les jataka (histoires des vies antérieures du Bouddha).

L’Abhidhamma Pitaka, troisième Pitaka, contient sept ouvrages nourris de l'enseignement du Bouddha, développant des points de vue doctrinaux dans l’optique du theravada. C’est pourquoi les écoles du mahayana, dont l’approche est différente, ont souvent substitué leurs propres traités au contenu de cette « Corbeille ». Les trois premiers livres qui la composent, le Dhammasangani (« Résumé du Dhamma »), le Vibhanga (« Division ») et le Dhatukatha (« Discussion sur les éléments »), fournissent diverses classifications de la réalité. Les autres livres sont le Puggalapannatti (« Désignation des personnes »), le Kathavatthu (« Points de controverse »), le Yamaka (« les Paires »), et le Patthana (« l'Activation »), des ouvrages philosophiques.




O Parfait d’immense sagesse…

16122008

are182buddhawithflowersaffiches.jpgDe toutes les choses issues d'une cause, le Tathagata  a dit la cause, et il en a également révélé la cessation, lui le grand religieux”.




Rituels en Pali….

16122008

Ici, vous trouverez en pâli, l'essentiel des rituels cérémoniaux courants des temples Sri-Lankais, ces textes sont aussi repris par les thaïlandais, les birmans, les laotiens et les cambodgiens lors de grandes cérémonies et des grandes fêtes.774132amonkmeditatesatabuddhisttempleinsenmonorommondulkiriprovincecambodiaindochinaaffiches.jpg

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Un détail..dans son ensemble.

13122008

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Le concept bouddhique de la réalité physique.

1. Les 2 lois de causalité.

 Le Bouddhisme admet une réalité physique qu'il tient pour secondaire par rapport au Kamma (Karma, en Sanskrit). Il nie par contre la permanence des êtres et des choses qui sont régis par deux lois de causalité s'énonçant comme suit: 050301215314521.gif

- Toute forme matérielle est composée à partir des 4 grands éléments (Mahabhuta) qui sont: Terre (Pathavi), Eau (Apo), Feu (Tejo), Air (Vata), plus le Vide (Akasa).
- Tout phénomène est dû à une des 4 causes qui sont la Rétribution des actes (Kamma ou Karma), le Mental (Citta), le Rythme (Utu) et l'Alimentation (Ahara).

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Parole de Sage….

1122008

Sans vouloir offenser qui que ce soit (fort loin de moi de telles intentions, est-il besoin de le préciser !), je pense sincèrement qu'il n'y a guère d'intérêt à copier-coller des textes longs de plusieurs kilomètres et qui abordent des points si techniques que presque personne ne peut en saisir véritablement tout le sens, mais au contraire, rendent les choses encore plus confuses. Ces textes sont souvent publiés dans des ouvrages vendus en librairies, mais ils sont généralement issus d'enseignements qui s'adressent à des pratiquants expérimentés. Quoi qu'il en soit, et je suis certain que beaucoup partagent cet avis : Rien n'est tel qu'une explication claire et concise. dhammapada.jpgEn outre, je suis pour ma part convaincu que pour tout individu qui n'a pas effectué une retraite avec succès, il est non seulement inutile mais souvent nocif (pour la pratique) que de s'entêter à chercher des réponses théoriques à des questions très techniques sur le dhamma, en particulier pour tout ce qui concerne la méditation.

Chercher à étudier le dhamma en détail avant d'avoir acquis une expérience stable de la pratique, c'est la même chose que de chercher à étudier des tournures de phrases complexes de grands auteurs chinois avant d'avoir assimilé l'écriture et la grammaire de cette langue.

Bref, tout cela pour dire qu'il est bien de se poser un minimum de questions, mais il faut bien veiller à ne pas s'y perdre, au détriment de la pratique.

Pour beaucoup, s'ils avaient consacré à une retraite vipassaná l'énergie et le temps passé à lire et à poster des messages dans les forums bouddhiques, voilà longtemps que nibbána ne serait plus un mystère !

Vénérable Dhamma sami.

Mais bon!…..respectueusement.